Est-il possible de réduire les incertitudes de la science du climat?

De Didaquest
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La recherche climatique est de plus en plus active et tous les mois sont riches de nouvelles dont la plupart sont inquiétantes et dérivent par rapport aux modèles jusqu’à nous forcer à envisager le pire. Certes, il faut souligner qu’on ne peut avoir aucune certitude, la science du climat est d’une telle complexité qu’elle est encore en construction, les dernières données en témoignent. Les incertitudes sont immenses mais pas au point qu’on devrait faire comme s’il n’y avait aucun risque, ce qui serait irresponsable ! Nous sommes bien dans le cadre du principe de précaution mais par rapport à un risque majeur qu’il faut tenter d’éviter à tout prix. La difficulté est non seulement de se projeter dans le long terme, mais surtout de se prémunir de risques dont on ne peut même pas prétendre qu’ils soient absolument certains ! Le premier enjeu est bien cognitif, il est de constituer effectivement une "vérité officielle" pour guider l’action publique mais il ne peut être question pour autant de "vérité dogmatique", seulement de "consensus scientifique" du moment sans que cela signifie que le consensus actuel sera forcément celui de demain... Ceux qui s’offusquent du poids du consensus et du nombre ne voient pas que c’est le fonctionnement de la science elle-même, alternant "science normale" et révolutions scientifiques, même si cette fois, cette "démocratie scientifique" forcément imparfaite prend effectivement une dimension véritablement politique. Ce n’est pas une raison pour condamner ceux qui pensent autrement et bloquer ainsi la recherche. Au contraire, on a besoin des arguments des sceptiques pour éprouver les points faibles des modèles actuels, il faut simplement y répondre point par point, par des mesures et par des faits. L’heure reste au débat autant qu’à l’action.