Changement climatique - Harold-Lewis (Lettre)
« Le réchauffement climatique est la plus grande et la plus fructueuse fraude pseudo-scientifique que j’ai vue dans ma longue vie de physicien » Posted by Équipe Signes des Temps on October 12, 2010 Skyfall, 12 octobre 2010
Lettre de démission de l’APS (American Physical Society, société américain de physique) d’Harold Lewis, membre depuis 67 ans.
De : Hal Lewis, University of California, Santa Barbara A : Curtis G. Callan, Jr., Princeton University, President of the American Physical Society
Le 6 octobre 2010
Cher Curt,
Lorsque j’ai rejoint la Société Américaine de Physique il y a soixante-sept ans, elle était plus petite, plus modérée, et n’était pas encore corrompue par l’argent (une menace que Dwight Eisenhower avait évoquée il y a un demi-siècle -voir ci-dessous, NdA- ).
Effectivement, le choix de la profession de physicien était alors la garantie d’une vie de pauvreté et d’abstinence. La Seconde guerre mondiale a changé tout cela. La perspective de gains matériels motivait alors peu de physiciens. Il y a à peine 35 ans, lorsque j’ai dirigé la première étude de l’APS sur le thème controversé sur le plan social et scientifique de la sécurité des réacteurs, bien qu’il y ait eu à l’extérieur beaucoup de fanatiques, il n’y a pas eu de signes d’une pression démesurée sur nous, physiciens. Nous étions donc en mesure de produire ce que je crois avoir été une évaluation honnête de la situation à ce moment là. Nous étions confortés par la présence d’un comité de surveillance composé de Pief Panofsky, Vicki Weisskopf, and Hans Bethe, tous des physiciens éminents et inattaquables. Je suis fier de ce que nous avons fait dans cette atmosphère très tendue. A la fin, le comité de surveillance, dans son rapport au Président de l’APS, a souligné l’indépendance complète de notre travail, et prédit que ce rapport serait attaqué des deux cotés. Quel meilleur compliment pouvait-il faire ? Comme cela a changé aujourd’hui. Les géants (de la physique, NdT) ne sont plus là, et l’argent est devenu la raison d’être de la plus grande part de la recherche en physique, un moyen de survie pour plus encore, et le soutien d’un nombre incalculable d’emplois. Pour des raisons qui vont s’éclaircir, ma fierté initiale d’être un membre de l’APS puis durant toutes ces années, s’est transformée en honte et je me vois contraint, sans aucun plaisir, à vous présenter ma démission de la Société.
C’est bien sûr l’escroquerie du réchauffement climatique avec les (littéralement) milliers de milliards de dollars qui la dirigent, qui a corrompu tant de scientifiques, et a poussé l’APS devant elle comme une vague scélérate. C’est la plus grande et la plus fructueuse fraude pseudo-scientifique que j’ai vue dans ma longue vie de physicien. Quiconque a le moindre doute à ce sujet devrait se forcer à lire les documents du ClimateGate, qui la met à nu. (Le livre de Montford présente très bien les faits). Je ne crois pas qu’il existe un seul vrai physicien, ni un seul scientifique, qui puisse lire cette chose sans écœurement. Je pourrais presque définir le mot scientifique avec cet écoeurement.
Et, qu’a fait l’APS, en tant qu’organisation, face à ce défi ? Il a accepté la corruption comme une norme, et l’a intégrée. Par exemple :
1 – Il y a environ un an, certains d’entre nous ont envoyé un e-mail sur ce sujet à une partie des membres. L’APS ignora le fond du sujet, mais le Président à l’époque a ouvert une enquête hostile sur la façon dont nous nous étions procuré les adresses mail. Lorsque les jours étaient meilleurs, l’APS encourageait les discussions sur les sujets importants et de fait, sa charte en fait son objet principal. Rien de plus. Tout ce qui a été fait dans cette dernière année était destiné à éteindre le débat.
2 – La déclaration effroyablement tendancieuse de l’APS sur le changement climatique a apparemment été écrite par quelques personnes au cours d’un repas, et n’est certainement pas représentative de la qualité des membres de l’APS tels que je les connais depuis longtemps. Quelques-uns d’entre nous ont alors adressé une pétition au Conseil pour qu’il la reconsidère. Un des signes remarquables de l’(in)distinction de la déclaration était le mot empoisonné « irréfutable », qui caractérise peu de choses en physique, et certainement pas pour celle en cause. En réponse, l’APS a nommé un comité secret qui ne s’est jamais réuni, qui ne s’est pas donné la peine de parler aux sceptiques, et qui a pourtant confirmé la déclaration dans son entier. (Ils ont admis que le ton était un peu dur, mais étonnamment ont conservé le mot « irréfutable » pour décrire les preuves, position que personne ne soutient). Finalement, le Conseil a confirmé la déclaration originelle, mot pour mot, mais a approuvé une explication beaucoup plus longue, qui admet qu’il y aurait des incertitudes, mais pour les balayer et confirmer totalement l’original. La déclaration originale, qui représente actuellement la position de l’APS, contient aussi ce que je considère comme une recommandation pompeuse et idiote à tous les gouvernements du monde comme si l’APS était le maître de l’univers. Il ne l’est pas et cela me gêne que nos dirigeants semblent le penser. Ce n’est ni une plaisanterie ni un jeu, ce sont des affaires sérieuses qui impliquent nombre de nos fondements nationaux, et la réputation de la Société comme société scientifique est en jeu.
3 – Dans l’intervalle, le scandale du ClimateGate fit irruption dans les média, et les machinations des principaux alarmistes furent révélées au monde. C’était une tromperie à une échelle que je n’avais jamais vue, et les mots me manquent pour décrire son énormité. Aucun effet sur les positions de l’APS. Aucun. Ce n’est pas de la science, d’autres forces sont à la manœuvre.
4 – Alors, quelques uns d’entre nous ont essayé de remettre la science dans le débat (cela est, après tout, l’objectif déclaré et historique de l’APS), et ont rassemblé les 200 signatures et plus nécessaires pour soumettre au Conseil une proposition d’un groupe d’actualité sur le changement climatique, imaginant qu’une discussion ouverte sur les points scientifiques…
5 – A notre stupéfaction, la Charte soit maudite, vous avez refusé de prendre en compte notre pétition; en revanche, vous avez utilisé votre contrôle de la liste de distribution pour organiser un scrutin interrogeant les membres sur la création d’un groupe technique (NdT : « TG ») sur le climat et l’environnement. Vous avez demandé aux membres s’ils signeraient une pétition pour former un groupe sur le sujet-à-définir-ultérieurement, sans la fournir et beaucoup de réponses ont été affirmatives. (Si vous aviez parlé de sexe, vous auriez obtenu encore plus de marques d’intérêt). Il n’y avait bien sûr ni pétition, ni proposition, et vous avez maintenant abandonné la partie Environnement, donc l’ensemble de l’affaire est contestable. (N’importe quel juriste vous dira qu’il n’est pas possible de rassembler des signatures sur une pétition vague et de la remplir ensuite à votre guise). Le seul objectif de la manœuvre était d’esquiver votre responsabilité vis-à-vis de la Charte, de présenter notre pétition au Conseil.
6 – Et maintenant vous avez encore créé un comité secret en plus pour organiser votre propre groupe technique, ignorant simplement notre légitime pétition.
La direction de l’APS a joué avec la question depuis le début pour éviter une conversation sérieuse au sujet de la valeur des affirmations relatives au changement climatique. Vous étonnez-vous que j’aie perdu confiance dans l’organisation ?
Je ressens la nécessité d’ajouter quelques mots, qui ne forment qu’une conjecture, car il est toujours risqué de discuter des motifs des autres. Ces machinations à la direction de l’APS sont tellement bizarres qu’elles ne peuvent pas avoir une explication simple. Certains ont prétendu que les physiciens d’aujourd’hui ne sont pas aussi intelligents qu’ils l’ont été par le passé, mais je ne le pense pas. Je crois que c’est l’argent, exactement ce contre quoi Eisenhower nous avait mis en garde il y a un demi-siècle. Il y a en effet des milliards de dollars en jeu, sans parler de la célébrité et de la gloire (et des voyages fréquents dans des îles exotiques) qui accompagnent la carte de membre du club. Votre propre département de physique (celui dont vous êtes président) perdrait des millions par an si la bulle du réchauffement climatique éclatait. Quand l’université de Pennsylvanie a absout Michael Mann de toute faute, et quand l’université d’East Anglia a fait de même pour Phil Jones, elles ne pouvaient ignorer les pénalités financières qui résulteraient d’une décision différente. Comme dit le dicton, il n’est pas nécessaire d’être météorologiste pour savoir d’où souffle le vent. Puisque je ne suis pas philosophe, je me garderai d’explorer jusqu’à quel point l’intérêt personnel éclairé croise la ligne de la corruption, mais une lecture attentive des documents du ClimateGate montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’une question académique.
Je ne veux pas participer à ça, merci donc d’accepter ma démission. L’APS ne me représente plus, mais j’espère que nous restons amis.
Hal
Harold Lewis est – Professeur émérite de physique à l’université de Californie à Santa Barbara et ancien président ; – Ancien membre du Conseil de défense, président du comité technologique ; – Président de l’étude DSB sur l’hiver nucléaire ; – Ancien membre du Comité consultatif de sûreté nucléaire ; – Ancien membre du groupe présidentiel de supervision de sûreté nucléaire, – Président du groupe d’études de l’APS sur la sureté des réacteurs nucléaires, Président du groupe d’évaluation des risques – Co-fondateur et ancien président de JASON – Ancien membre du Conseil scientifique consultatif de l’USAF
Traduction de PapyJako