Néologie

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Définition graphique




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  • Un besoin de mots nouveaux : Chaque année de nouveaux mots sont introduits dans les dictionnaires, dont la liste varie d’un dictionnaire à l’autre, en fonction du choix des auteurs.
En effet, une langue n’est pas une entité figée, fixée une fois pour toutes : sans cesse des mots disparaissent, meurent, d’autres apparaissent… Le monde change et le lexique évolue. Comme toutes les autres langues, le français s’enrichit constamment de nouveaux mots, les néologismes.
Dans la langue générale, cette création est spontanée : de l’argot teuf (pour fête) à la création littéraire (abracadabrantesque inventé par Arthur Rimbaud) ou humoristique (branchitude = le fait d’être « branché »), l’inventivité de tous, en particulier jeunes, journalistes, publicitaires… sans parler des écrivains, chanteurs ou poètes, se déploie dans la plus grande liberté. Il suffit de penser à tous ces mots qui tiennent une si grande place dans la publicité et les médias: pipole, fun, slam, collector… C’est un homme d’affaires français, Jean-Paul Nerrière, qui a inventé le mot globish pour désigner l’anglais sommaire employé internationalement.
Dans les domaines techniques et scientifiques, il en va différemment. Pour exprimer des notions spécialisées, parfois très complexes, les professionnels emploient dans leur domaine d’activité particulier des mots ou expressions très précis, appelés termes, qui se dénombrent en centaines de milliers. Toute innovation, qu’il s’agisse d’un concept abstrait, d’une invention scientifique, d’un objet technique, appelle une dénomination précise, un terme spécifique pour la désigner, du plus simple, comme baladeur ou jeu sérieux, au plus compliqué, comme conformation synpériplanaire, terme de chimie, ou amplification en chaîne par polymérase en biologie. Ces termes, destinés d’abord à l’usage des spécialistes, sont le plus souvent élaborés très soigneusement.
Exemple célèbre, ordinateur a été créé en 1955 à la demande d’IBM par un latiniste de renom, le professeur Jacques Perret.
La formation des mots nouveaux, ou néologie, qu’elle soit intuitive ou raisonnée, qu’elle s’opère de manière fantaisiste ou qu’elle soit le résultat d’une recherche sophistiquée, témoigne de la vitalité d’une langue et d’une culture. Les néologismes s’intègrent plus ou moins facilement, plus ou moins rapidement, dans la langue, parfois pas du tout. Soit le mot disparaît, soit il s’implante durablement dans l’usage commun et n’est plus perçu comme néologisme (internaute, squatter).

Un néologisme n’est pas nécessairement un mot ou une expression jusqu’ici inconnus. Ce peut être...:

  • Un néologisme de sens : Un mot existant auquel on attribue un sens nouveau: icône, pirate ou bannière en informatique, personnalisation en automobile.
  • Un néologisme de forme: Un mot ou une expression d’origine étrangère, appelé emprunt. Il peut être conservé dans sa forme originale (blog, podcast) ou adapté (blogue, podcaster, implémenter). De nos jours, la très grande majorité des emprunts vient de la langue anglaise : spam, low cost, casting, crash, soft power, vintage… À temps nouveaux, technique nouvelle et langue nouvelle : les tags ont remplacé les graffittis, mais aujourd'hui, les champions taggeurs se transforment en graffeurs ou graffiteurs ! Un mot forgé de toutes pièces.
  • Parmi tous les procédés morphologiques (de forme) et sémantiques (de sens) qui président à la création des mots, on peut évoquer :

tram-train*) ;

  • L'abrègement (diapo/diapositive, biofilm* = film biographique,

héliski*);

  • les sigles et acronymes (sida, JT = journal télévisé) ;
  • l’analogie (souris d’ordinateur) ;
  • la métonymie (la distribution désigne l'action de répartir les rôles entre artistes, et par métonymie le résultat de cette action : l'ensemble des artistes choisis, transbus= système de transports, d’où le bus lui-même ; bicross= vélo, d’où le sport pratiqué avec ce vélo) ;
  • la dérivation (balader-baladeur, canyon-canyonisme), notamment l’ajout de suffixes (traçabilité, durabilité ;

apprenant, aidant) ou de préfixes (agrocarburant, bioéthique, cybersquatteur, écosystème, géonavigateur, présuite).

Le recours aux racines grecques et latines, mode traditionnel de formation savante, reste très fréquent dans les disciplines scientifiques (biothèque, cyndinique, thérapie génique).


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