Phytothérapie

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Dans le domaine du soin par les plantes, on remarque 2 tendances majeures:

  • Le mot phytothérapie provient de 2 mots grecs phyton «plante» et therapeia qui signifient essentiellement «soigner avec les plantes».
  • Certains intervenants mettent surtout l'accent sur les connaissances empiriques des plantes et sur leurs effets reconnus depuis la nuit des temps. Préconisant une approche holistique, ils s'intéressent aux effets de la plante dans sa globalité, sur tout l'individu.
  • D'autres se basent davantage sur les connaissances biochimiques et se préoccupent plutôt des symptômes des maladies et de l'action des principes actifs des plantes.
  • Ainsi : l'herboristerie est plutôt associée à l'école empirique et la phytothérapie à l'école scientifique, mais cette distinction tend à s'amenuiser, tradition et chimie profitant de plus en plus l'une de l'autre. D'autre part, les herboristes s'occupent souvent de la préparation, du mélange et de la transformation (concentrés, huiles, élixirs, onguents, etc.) des plantes et de leur culture, ce que font rarement les phytothérapeutes.

Blue-circle-target.png Terminologie, Étymologie et Histoire: Les soins par les plantes trouvent leur place en parallèle ou en accompagnement d’autres pratiques qu'elles soient issues d’une tradition ancienne ou de l’allopathie moderne.

En effet, l’histoire moderne nous apprend que l’art de se soigner par les plantes, aussi appelées « les simples », est aussi vieux que l’humanité elle-­‐même… La phytothérapie est une science très ancienne qui n’est pas propre à l’espèce humaine. En effet, nombreuses sont les espèces animales-­‐ des insectes aux chimpanzés -­‐ qui savent choisir dans leur habitatles plantes utiles pour corriger des carences alimentaires ou soigner certaines maladies. Ainsi, il est tout à fait vraisemblable que l’utilisation des plantes à des fins thérapeutiques par l’homme ne soit que l’évolution de savoirs animaux dont l’origine nous échappe encore…

-­‐Il s'agit donc d'une pratique millénaire basée sur un savoir empirique qui s'est transmis et enrichi au fil d'innombrables générations.

La phytothérapie puise ses origines dans la pharmacopée chinoise et indienne.Nous vous proposons de présenter quelques dates importantes pour retracer son histoire.

3000 ans avant J-­‐C. Le premiertexte connusur la médecine par les plantes est gravé sur unetablette d'argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes, il recense 250 espèces de plantes dont le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.

1500 avant JC : des papyrus égyptiens citent des centaines de plantes.La civilisationpharaonique disposait d'une médecine avancée basée sur les plantes médicinales. Le Papyrus Ebers est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux de l'Égypte ancienne avec « 110 pages »,il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines les plantes accompagné du mode d'utilisation.

400 avant JC : Hippocrate, " fondateur de la médecine ", écrit un traité sur 250 plantesmédicinales. XV° siècle : Christophe Colomb et Vasco de Gama rapportent les " Plantes de la Découverte "de leurs expéditions XVI ° siècle : Paracelse1pose la notion de principe actif. 1986 : le Ministère de la Santé Français propose une réglementation de mise sur le marchépour les préparations à base de plantes.


Blue-circle-target.png indications : Les simples nous rendent services dans différentes situations et pourraient être groupéscomme suit:

-­‐ Les plantes médicinales en tant que produit d’agrément

Ce sont toutes ces boissons, infusions, limonades, alcools… produites à base de plante. Beaucoup d’entre-­‐elles, si elles sont consommées avec modération et espacement, ont une action utile et agréable. Consommées sans modérations ni bon sens, leur pouvoir, petit à petit, produit des dérèglements plus ou moins manifestes dans le corps et la psyché. Le cas le plus répondu au monde étant celui du café. En effet, exception écartée, lecafé, but ici et là, stimule le coeur, stimule la pensée, augmente la pression sanguine, augmente la diurèse… but (trop) régulièrement, il produit une addiction, dérègle certaine fonction biochimique du corps, fatigue le cœur, amplifie la nervosité, trouble le sommeil… Ce qui nous amène à consommer les produits à base de plantes médicinales avec modération et de s’informer de leurs actions à longs terme de consommation.

-­‐ Les plantes médicinales comme produit de beauté

Le plus souvent cette application se fait sur l’extérieur du corps avec des préparations issues du savoir traditionnel ou des connaissances et découvertes moderne. Il est utile de s’instruire chez une personne expérimentée ou de chercher les informations dans la littérature spécialisée avant d’user de ces produits.

-­‐ Les plantes comme alicament naturel :

Certaines plantes médicinales se trouvent avoir un double potentiel car elles sont utiles aux soins et à l’alimentation, ce sont les plantes alimentaires médicinales comme le céleri (Apium graveolens L), qui en cuisine est condiment et légume, et en phytothérapie est diurétique, dépuratif, tonique… voire chez certaines personnes, aphrodisiaque. Les simples en tant que compléments alimentaires sont des produits contenant certaines substances végétales (ou autre) dans des concentrations relativement élevées et contrôlées, c'est-­‐à-­‐dire standardisées. Ainsi, telle ou telle plante est connue pour sa forte teneur en vitamines, en phythormone, en sels minéraux, en enzymes… Ces substances sont extraites et/ou conditionnées afin de pouvoir être utilisées par le phytothérapeute.

Ainsi quelques indications peuvent être:

• Les douleurs articulaires (Harpagophytum, Prêle)

• La dépression et les troubles de l’humeur (Millepertuis, Crocus)

• Les problèmes de transit (Ispaghul)(ballonements)

• La stimulation du système immunitaire (Échinacée, Pélargonium)(affections bronchiques, affections dermatologiques) •Les troubles de la circulation sanguine (Vigne rouge, Marronnier d’Inde), tels que les hémorroïdes, l’insuffisance veineuse et lymphatique.

• Les problèmes de concentration et de mémoire (Bacopa, Ginkgo)

• Les troubles urinaires.


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Naturelle / Médecine alternative / Thérapie / Herboristerie

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Plante médicinale / Naturelle / Médecine alternative / Thérapie / Herboristerie

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Sur Khan Académie :

Plante médicinale / Naturelle / Médecine alternative / Thérapie / Herboristerie



Puce-didaquest.png Exemples, applications, utilisations

  • La phytothérapie utilise la plante entière ou une partie de la plante (racines, feuilles, fruits) grâce à divers moyens d’extraction :

- poudres : la partie végétale de la plante est séchée, pulvérisée (broyage à froid sous azote liquide), puis tamisée. Les poudres servent notamment à la fabrication des gélules, des teintures et des comprimés ;

- extraits :ce sont des préparations concentrées préparées le plus souvent par macération dans un solvant (eau, alcool). Avec l’évaporation du solvant, on obtient un extrait à la consistance molle, sèche ou fluide. Le nébulisat est un extrait sec obtenu par pulvérisation fine de l’extrait liquide dans une enceinte traversée par un courant d’air chaud :

- alcoolat de plantes (élixir, gouttes, esprits, quintessence) :alcool obtenu par distillation de plantes sèches ou fraîches macérées dans l’alcool ;

- macérat glycériné de plantes :macération des jeunes pousses, des bourgeons et des racines broyés à l’état frais dans un mélange d’alcool, d’eau et de glycérine ;

- teinture mère homéopathique : la plante fraîche reste à macérer dans de l’alcool à 70° pendant un temps variable ;

- SIPF (Suspension intégrale de plantes fraîches) : moins de 24 heures après leur récolte, les plantes sont congelées dans l’azote liquide, puis finement broyées et mises en suspension dans l’alcool à 30° pour préserver l’intégralité des principes actifs.

NB : Les huiles essentielles ne font pas partie de la phytothérapie, mais de l’aromathérapie.

Les plantes de phytothérapie s’utilisent sous différents formes galéniques :

- l’infusion : déposer la plante dans l’eau au moment de l’ébullition et la laisser reposer sous un couvercle pendant le temps indiqué (entre 10 minutes et une heure selon les plantes) ;

- la décoction : mettre des petits morceaux de plante à bouillir pendant 10 à 30 minutes selon la plante ;

- la macération : laisser la plante macérer dans un liquide froid comme l’eau, l’alcool, l’huile ou le vinaigre pendant plusieurs heures et boire le mélange filtré ;

- l’inhalation : verser de l’eau bouillante sur les plantes pour en respirer la vapeur plusieurs fois par jour ;

- le gargarisme : la plante est utilisée dans un liquide tiédi destiné à rincer l’arrière-gorge et que l’on recrache ensuite

  • -­‐En dehors de l'auto-­‐médication familiale, la phytothérapie est utilisée en médecine sur conseils ou prescriptions de professionnels de santé, diplômés d'état (médecins, pharmaciens, dentistes, sages-­‐ femmes, vétérinaires, infirmières, kinésithérapeutes, etc.) ou de formation privée (naturopathes, ostéopathes, etc.). Une formation à cette discipline thérapeutique est assurée pour les professionnels de santé soit dans l’enseignement public (en France : diplôme inter-­‐universitaire (DIU) de 3e cycle ou diplôme universitaire (DU) de quelques facultés de pharmacie) soit dans des structures privées.

-­‐Une formation à cette discipline thérapeutique est accessible aux professionnels de santé soit dans l’enseignement public soit dans des structures privées.

  • On peut la distinguer en trois types de pratiques :


-­‐ « Traditionnelle » à visée explicitement thérapeutique, parfois très ancienne fondée sur l'utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement. Selon l'OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de développement. C'est le plus souvent une médecine non conventionnelle du fait de l'absence d'études cliniques systématiques…

-­‐ « Scientifique » qui repose sur les extraits actifs identifiés et standardisés. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique débouche suivant les cas sur la fabrication de médicaments pharmaceutiques ou de phytomédicaments. Selon la réglementation en vigueur dans le pays, leur circulation est soumise à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les produits finis, et à la réglementation sur les matières premières à usage pharmaceutique (MPUP) pour les préparations magistrales de plantes médicinales, celles-­‐ci étant délivrées exclusivement en officine. On parle alors de pharmacognosie3 ou de biologie pharmaceutique. La recherche sur ces produits se fonde en partie sur les pratiques traditionnelles décrites précédemment, et pose de graves problèmes éthiques et politiques dès lors qu'elle conduit à labrevetabilité du vivant.

-­‐ « Sans but thérapeutique volontaire». C’est une pratique de prophylaxie, existant déjà dans l'Antiquité. C'est le cas d'associations traditionnelles en cuisine, de techniques de conservation, ou de consommation de produits tels que les thés ou infusions. Même si les interactions entre produits usuellement combinés font l'objet de recherches, seuls le cas des produits consommés de manière séparée sont actuellement rattachés à la phytothérapie.

  • Les simples nous rendent services dans différentes situations et pourraient être groupés comme suit :
  Les plantes médicinales en tant que produit d’agrément
  Se sont toutes ces boissons, infusions, limonades, alcools… produites à base de plante. Beaucoup d’entre-elles, si elles sont consommées avec modération et espacement, ont une action utile et agréable. Consommées sans modérations ni bon sens, leur pouvoir, petit à petit, produit des dérèglements plus ou moins manifestes dans le corps et la psyché. Le cas le plus répondu au monde étant celui du café. En effet, exception écartée, le café, but ici et là, stimule le coeur, stimule la pensée, augmente la pression sanguine, augmente la diurèse… but (trop) régulièrement, il produit une addiction, dérègle certaine fonction biochimique du corps, fatigue le cœur, amplifie la nervosité, trouble le sommeil…
  Ce qui nous amène à consommer les produits à base de plantes médicinales avec modération et de s’informer de leurs actions à longs terme de consommation.
  Les plantes médicinales comme produit de beauté
  Le plus souvent cette application se fait sur l’extérieur du corps avec des préparations issues du savoir traditionnel ou des connaissances et découvertes moderne. Il est utile de s’instruire chez une personne expérimentée ou de chercher les informations dans la littérature spécialisée avant d’user de ces produits.
  Certaines plantes médicinales se trouvent avoir un double potentiel car elles sont utiles aux soins et à l’alimentation, ce sont les plantes alimentaires médicinales comme le céleri (Apium graveolens L), qui en cuisine est condiment et légume, et en phytothérapie est diurétique, dépuratif, tonique… voire chez certaines personnes, aphrodisiaque.
  Les simples en tant que compléments alimentaires sont des produits contenant certaines substances végétalea (ou autre) dans des concentrations relativement élevées et contrôlées, c'est-à-dire standardisées. Ainsi, telle ou telle plante est connue pour sa forte teneur en vitamines, en phythormone, en seld minéraux, en ezymes… Ces substances sont extraites et/ou conditionnées afin de pouvoir être utilisées par le phytothérapeute aux soins du patient.
  Les plantes médicinales dans le domaine de la santé. La diversité du monde végétale est aussi variée et riche que les domaines d’applications médicales le sont eux même. On les retrouve au service des soins des maladies du corps, soit comme agent curatif direct soit comme agent annexe.
  Il y a un peu plus de 100 ans, elles étaient utilisées pour soigner les maladies de l’esprit, aussi bien chez le médecin que chez le tradi-praticien. Elles avaient aussi leur place dans la chirurgie, d’où elles ont complètement disparu aujourd’hui, quelques dérivés sont encore en usage en anesthésie. Ces plantes médicaments peuvent être d’une manière ou d’une autre utilisées dans toutes les formes et situations pathologiques que l’on puisse rencontrer.
*la vision actuelle possible des ces deux métiers qui sont effectivement complémentaires. L’herboriste connait les plantes, les prépare en vue de soigner des affections. Le phytothérapeute lui prescrit (s’il y est habilité) les traitements.

Afin d’exercer sa profession, le phytothérapeute doit connaître un large éventail de remède. Ainsi il est normalement habilité à utiliser l’aromathérapie, c’est à dire l’usage médicinal des huiles essentiels autant que des infusions de plantes fraiches ou encore prescrire des compliments alimentaires naturels. Les laboratoires ont produisent des gammes étendues pour les phytothérapeutes et les naturopathes : des produits minceurs, de la phytothérapie pour dormir, des relaxants contre le stress ou l’anxiété. Le panel d’utilisation est aussi large que celui des vertus offert par les plantes.

L’herboriste lui peut pas vous conseillé sur les produits des laboratoires. Sa formation lui apprend à reconnaitre et produire les plantes médicinales ainsi qu’à les transformer. Il saura vous conseiller sur les huiles essentielles qu’il produit et leur usage ainsi que sur les plantes et la forme d’assimilation qu’il convient d’utiliser (en teinture, en infusion…


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