Maladies virales

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Les différents types de virose

Les virus ne peuvent pas infecter tous les types de cellules. Chaque virus a une spécificité plus ou moins large qu’on définit comme le tropisme. Il existe des virus à tropisme respiratoire, digestifs, génital, hépatiques, neurologiques… Néanmoins, certains virus ont des tropismes multiples.

Exemples d’organes cibles pour différents virus :

Système nerveux central : herpès simplex virus (HSV), cytomégalovirus (CMV), entérovirus, rougeole, oreillons, rage, arbovirus ;

Œil : rougeole, rubéole, HSV, virus de la varicelle et du zona (VZV), CMV ;

Oropharynx et voies aériennes supérieures : rhinovirus, grippe, adénovirus, coronavirus, virus parainfluenza, HSV, CMV ;

Voies respiratoires inférieures : grippe, rougeole, adénovirus, CMV ;

Tube digestif : entérovirus, adénovirus, rotavirus ;

Foie : virus des hépatites A, B, C, D et E ;

Organes génitaux : papillomavirus, HSV ;

Vessie : adénovirus 11 ;

Peau : VZV, poxvirus, papillomavirus, HSV.

Les infections virales aiguës (les plus fréquentes) guérissent en quelques jours allant jusqu’à quelques semaines. Certains virus, comme le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C, peuvent persister sous forme d’infections chroniques (détection du virus en continu). Les virus de la famille des Herpesviridae (HSV, VZV, CMV, EBV) persistent sous forme latente à vie dans l’organisme (absence de multiplication virale détectable) et peuvent donc se réactiver (nouvelle production de particules virales) lors de situation de grande fatigue, de stress ou d’immunodépression (greffes d’organes, infection par le VIH ou cancers).

Infections virales très fréquentes

La bronchiolite En France, chaque année, 500 000 nourrissons (soit 30% de la population des nourrissons) sont touchés par une bronchiolite. La bronchiolite est une infection virale épidémique survenant principalement chez des enfants de moins de deux ans. Elle correspond à une inflammation des bronchioles, les plus petits conduits respiratoires des poumons. Leur obstruction s’accompagne de sifflements bien caractéristiques qui se produisent lors de la respiration appelés sibilants. La bronchiolite sévit principalement d’octobre à avril. Elle dure environ une semaine, la toux peut persister un peu plus longtemps. Dans plus de 70% des cas, le virus responsable est le VRS, Virus Respiratoire Syncytial. Il est très contagieux. Il se transmet de nourrisson à nourrisson ou d’adulte à nourrisson par les mains, la salive, la toux, les éternuements et les objets contaminés. L’infection à VRS présente deux risques de complication : le risque aigu de développer une forme sévère de la maladie nécessitant une hospitalisation et le risque à plus long terme de développer une « hyper-réactivité bronchique post-virale ». Celle-ci se manifeste par des épisodes répétés avec sifflements lors de la respiration. La grippe La grippe est une infection virale provoquée par le virus Influenza, qui comprend trois types : A, B et C. Seuls les types A et B peuvent donner des formes cliniques sévères. La grippe saisonnière survient sous forme d’épidémies en France métropolitaine. 2 à 6 millions de personnes seraient concernées par la grippe chaque année. L’épidémie de grippe saisonnière survient habituellement entre les mois de novembre et d’avril. Elle dure en moyenne 9 semaines. La grippe peut entraîner des complications sévères chez les sujets à risque (personnes âgées ou sujets fragilisés par une pathologie chronique sous-jacente). La grippe saisonnière est responsable d’environ 10 000 morts par an en France.

Transmission et contagiosité

Les infections virales sont très contagieuses. Les transmissions de virus se font par :

La salive : CMV et Epstein Barr virus (EBV) ;

Les sécrétions respiratoires lors de la toux ou des éternuements : virus respiratoires (rhinovirus, virus grippaux, VRS), la rougeole, le VZV ;

La peau par voie transcutanée, par une piqûre, une morsure ou via une plaie : le virus de la rage, l’HSV, le VZ Les selles : via les aliments ou les mains souillés par des selles (transmission féco-orale). De nombreux virus digestifs sont présents dans les selles (adénovirus, rotavirus, coxsackievirus, poliovirus, coronavirus, entérovirus) Des objets contaminés (transmission manuportée) : virus Influenzae, coronavirus Les urines : oreillons, CMV, rougeole Le lait maternel : VIH, HTLV, CMV Le sang et les dons d'organes : VIH, virus de l’hépatite B (VHB), virus de l’hépatite C (VHC), CMV… Les sécrétions génitales : HSV 1 et HSV 2, CMV, VHB, VIH

Un vecteur : le virus se transmet par piqûre d’un animal infecté (fièvre jaune, dengue, encéphalite japonaise, encéphalites à virus West Nile et autres arboviroses).

De nombreuses infections virales aiguës sont asymptomatiques (pas de symptômes) ou avec des symptômes généraux tels que la fièvre, la fatigue et la présence de ganglions. C’est le cas par exemple de la rubéole, du CMV ou de l’EBV.

Les symptômes des infections virales dépendent de l’organe infecté. De nombreuses infections virales donnent également des symptômes cutanés (macules, papules, vésicules, rash cutané (rougeurs) : c’est le cas par exemple des HSV, du VZV, de la rubéole par exemple. Des diarrhées, nausées et vomissements sont observés lors d’infections par les virus des gastro-entérites.

La grippe par exemple se manifeste par une forte fièvre, des frissons, des éternuements, une toux, un écoulement nasal, une fatigue intense, des courbatures, des maux de tête. La rhinopharyngite (rhume) se signale par de la fièvre, le nez bouché, des sécrétions nasales, de la toux.

Traitements

Les infections virales ne se soignent pas avec des antibiotiques. Seules les complications bactériennes des infections virales nécessitent des antibiotiques. Les viroses font l’objet de traitement des symptômes (fièvre, douleurs, toux) avec des antipyrétiques ou des anti-douleurs, ou des traitements pour des symptômes spécifiques : anti-émétiques en cas de vomissements, crèmes apaisantes ou hydratantes et, parfois, antihistaminique par voie orale contre les démangeaisons induites par certaines éruptions cutanées.

Des médicaments antiviraux peuvent être administrés dans les cas graves de grippe, pour traiter le VIH , les hépatites B ou C chroniques ou certains herpes virus


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Modèle:1ère Année Master Microbiologie Appliquée

TD de Virologie

Structure des virus, cycle viral et physiopathologie

1/ Structure des virus :

A- Certains virus sont constitués uniquement d'une nucléocapside

B- Les capsides icosaédriques ont toutes la même taille

C- L'enveloppe virale est indispensable à la multiplication de certains virus

D- Les virus possédant des capsides hélicoïdales n'infectent que les plantes

E- Les virus possédant des symétries complexes n'infectent pas l'homme

2/ Les enveloppes virales :

A- Peuvent être doublées à leur face externe par une matrice protéique

B- Sont générées uniquement par bourgeonnement de la membrane cytoplasmique cellulaire

C- Ne contiennent pas de protéines cellulaires

D- Sont généralement un facteur de fragilité pour le virus

E- Sont généralement dégradées par les détergents

3/ Interactions virus-cellules :

A- Une cellule ne permettant pas la réplication d'un virus peut être résistante

B- L'infection virale est abortive dans une cellule non permissive

C- L'infection virale est productive dans une cellule non permissive

D- L'infection virale peut être latente dans une cellule permissive

E- Les virus ne peuvent pénétrer dans une cellule résistante

4/ Le génome d’un virus directement traduit est constitué de :

A- ADN linéaire double brin

B- ARN linéaire simple brin (+)

C- ARN linéaire simple brin (-)

D- ADN linéaire simple brin (+)

E- ADN circulaire

5/ L’infection virale

A- Ne conduit pas systématiquement à la production de virions

B- Peut conduire à l'immortalisation de la cellule

C- Peut permettre au virus de persister sans réplication

D- Modifie souvent la morphologie cellulaire si elle est productive

E- N’utilise jamais de transcriptase inverse

6/Quelles sont, parmi les suivantes, les techniques du diagnostic virologique indirect :

A- La fixation de l’antigène B- L’immunofluorescence directe C- L’amplification génomique D- L’immunofluorescence indirecte E- L’ELISA 7/ Mise en évidence des virus sur cultures cellulaires :

A- Tous les virus n’induisent pas un effet cytopathique (ECP) visible

B- L’effet cytopathique se recherche en microscopie optique

C- L’effet cytopathique peut se rechercher en contraste de phase

D- Une recherche d’antigènes viraux peut être faite sur le surnageant de culture

E- Dans certains cas une activité enzymatique virale peut être recherchée

8/ Parmi les maladies virales pouvant être transmises par voie sexuelle on trouve :

A- Hépatite à virus A

B- Hépatite à virus B

C- Hépatite à virus C

D- Infection à Herpes simplex virus

E- Infection à Cytomégalovirus..

9) Donnez la définition d’un virus. En quoi sont –ils déférents des autres micro-organismes ?- Petit (=microorganisme)

- composés d’un seul type d’acide nucléique (ARN ou ADN)

- possèdent une capside

- non autonome  besoin d’une cellule hôte pour se répliquer

- Pas de reproduction binaire (incapable de croitre et de se diviser)

2) Quelles sont les 3 étapes clefs d’un cycle de multiplication virale ?

¤ Adsorption = le virus s’accroche aux récepteurs par des protéines. L’adsorption peut être bloqué par les anticorps= bloqué l’interaction virus/récepteur = neutralisation (exemple : vaccination)


- Virus enveloppés : glycoprotéines

- Virus nus : protéines de la capside

¤ Réplicaon du génome par transcriptase inverse qui agit comme une ARN polymérase ARN dépendante. Pour les rétrovirus, l’enzyme responsable est une DNA polymérase ARN dépendante. Les virus a ADN utilise une ADN polymérase ADN dépendante.


¤ Sortie : Pour un virus nus et phage, apoptose de la cellule (explosion).Pour un virus enveloppe, il y a le processus de bourgeonnement sur les enveloppes.

Pour résumer : - Etapes précoces : Attachement, Pénétration, Décapsidation- Multiplication virale : Fabrication des ARNm, Synthèse des protéines, Réplication

des génomes- Assemblage et libération des virus

3) Quelle enzyme est responsable des quasi-espèces chez les virus à ARN ? Pourquoi engendre-t-elle une telle diversité ?

Le terme quasi-espèce désigne une populaon hétérogène (=même génome mais avec des mutations).L’enzyme responsable est l’ARN polymérase ARN dépendante. Elle effectue des erreurs de copie lors de la réplication du virus. Il survient environ une erreur pour 10000 bases par cycle de réplication, entrainant une grande variabilité au sein de la population des virions néosynthétisés. L’avantage serait qu’un virus se réplique plus, une meilleure transmission d’un hôte à un autre hôte d’une autre espèce, plus résistant aux systèmes immunitaires (modification des glycoprotéines mais conservation de la liaison aux récepteurs)

4) Quelle protéine clef de la réplication virale est structurale chez les virus à ARN négatif et non structurale chez les virus à ARN positif ?

Redéfinissez les protéines structurales et non structurales, donnez des exemples de chaque ?

La protéine clé est ARN polymérase car Arn négatif est obligé de synthétisé alors que Arn positif est directement traduit par la cellule Protéine structurale virale = protéine est présente dans la particule virale et qui est codé par le virus. Exemple : glycoprotéine, capside Protéine non structurale = non présente dans la particule virale mais nécessaire a la réplication et codé parle virus. Exemple : Protéase

Chez les virus à ARN positif, l’ARN lui-même remplit la fonction de messager. Les virus à ARN négatif (anti-messager) ont l’obligation de transporter, prête à l’emploi, une ARN polymérase ARN-dépendante (transcriptase qui n’existe pas dans les cellules eucaryotes et qui est donc codée par le génome viral) pour transcrire immédiatement l’ARN génomique négatif en ARN messager. Les protéines structurales entrent dans la composition de la particule virale (exemple : protéine de capsidep24 CA du HIV, Hémagglutinine HA des virus grippaux) tandis que les protéines non structurales sont présentes dans la cellule infectée au cours du cycle viral mais absentes des particules virales. Les protéines non structurales sont essentiellement des protéines fonconnant comme régulateurs des synthèses virale sou cellulaires ou comme enzymes nécessaires à la synthèse des acides nucléiques viraux (exemple :Thymidine kinase des herpes simplex virus, Protéines E1A, E1B des Adénovirus)


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